Champions Cup - Lebel : "Ca n’a rien changé, je suis resté moi-même"

  • L'année dernière Matthis Lebel a inscrit un doublé contre le Munster
    L'année dernière Matthis Lebel a inscrit un doublé contre le Munster Sportsfile / Icon Sport - Sportsfile / Icon Sport
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Entre son mythique crochet sur JJ Hanrahan en 2021 ou son doublé la saison passée, il entretient un rapport singulier avec le Munster.

Le déplacement au Munster

« C’est particulier, c’est une place forte du rugby depuis toujours. Sur les trois dernières années, on affronte tout le temps cette équipe ! Ce fut à chaque fois, des matchs incroyables. Les choses ont tourné en notre faveur mais le Munster est tout sauf un adversaire facile à jouer. C’est toujours excitant de disputer ce genre de rencontre. On a envie de mener une belle campagne européenne. Il n’y a que des passionnés dans le groupe, et quand on s’intéresse au rugby depuis tout petit, on sait qu’il n’y a que des antécédents entre ces deux clubs. C’est un duel historique. Mais il ne faut pas trop s’attarder sur les résultats passés. On se présentera avec beaucoup d’humilité. »

Thomond Park plein

« J’ai souvent vu ce stade plein à la télé, quand j’étais plus jeune. Notre équipe n’a jamais joué dans une atmosphère comparable à celle qu’on connaîtra dimanche. Il y avait du monde la saison passée à Dublin, et ça avait fait du bruit. Mais là, ce sera vraiment chez eux. Ce sera une expérience incroyable, même si on ne doit pas être dépassé par l’événement. Si on repart en ayant pris quarante points, le retour risque d’être long… On y ira avec l’envie de se faire plaisir, de mettre en place ce qu’on travaille chaque jour, de respecter nos principes et montrer une belle image du Stade toulousain. »

Son crochet sur Hanrahan en 2021

« Il y a, plus qu’avant, un aspect médiatique avec les réseaux sociaux. Les gens ont fait des petits montages assez drôles, et la vidéo a pas mal tourné. Mais cela n’a rien changé pour moi, j’ai continué à m’entraîner dur, en restant moi-même. Le côté médiatique a fait le boulot sur l’exposition de cette action, pas moi (rires). »

Son doublé la saison passée

« Cela m’a fait du bien de marquer, surtout à mon poste. Je suis là pour rendre service à l’équipe et le mieux qu’un ailier puisse faire, c’est de marquer. Je sortais d’une période de disette, durant laquelle je "scorais" moins. Mais si j’ai pu marquer, c’est parce que j’ai été très bien décalé deux fois. Par Thomas (Ramos, N.D.L.R.), puis par Peato (Mauvaka) qui m’a fait une magnifique passe à son intérieur. Je crois surtout que, lors de ce quart de finale, le Stade toulousain avait remis l’église au milieu du village et enclenché une dynamique. »

La combinaison avec Mauvaka

« Sur mon deuxième essai, c’est Peato qui a bien senti le coup. Au début, je me rappelle de son clin d’œil pour me faire comprendre d’y aller, et je me disais : « Bon, on va tenter mais ça va être fermé parce que le Munster se fait quand même rarement prendre comme ça en défense. » Après, on connaît Peato, qui avait fait cette passe fabuleuse. J’étais bien obligé d’essayer de finir le travail après ça ! Sinon, il m’en aurait voulu. D’ailleurs, vous savez quoi ? Il m’en a quand même voulu parce que je ne lui ai pas sauté dans les bras directement après (rires)

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