Bordeaux-Bègles : Poirot et les révélateurs du Top 6

  • Titulaire pour la dernière fois en Top 14 le 16 octobre face à Pau, Jefferson Poirot est sur les chardons ardents pour retrouver  sa place au sein du groupe bordelais.
    Titulaire pour la dernière fois en Top 14 le 16 octobre face à Pau, Jefferson Poirot est sur les chardons ardents pour retrouver sa place au sein du groupe bordelais. Photo Aurélien Delandhuy
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Les Bordelais commencent une sorte de mini-championnat, cinq duels consécutifs face à des candidats au Top 6. Une façon de situer la vraie profondeur de l’effectif.

Jefferson Poirot ne cachait pas sa joie : "C’était important d‘être là. Tous ces gens, on a l’impression de les représenter toutes les semaines, on est content de venir au contact des gens qui nous supportent. Et puis, on vient à peu près tous des petits clubs et c’est sympa de se retrouver dans un contexte différent." Et le pilier international de soigner sa chute, dans un grand sourire : "Et en plus, le terrain était ici meilleur qu’à André-Moga !" Il y a bien des leviers pour motiver son groupe et le maintenir sous pression. Après les palinodies de la Coupe d’Europe, on a eu l’impression que l’entraînement délocalisé programmé mardi à Gradignan tombait à point nommé.

Dans ce petit stade de lointaine banlieue, devant un public motivé et honoré, les joueurs bordelais se sont livrés à une opposition quasiment à balles réelles. Auparavant, ils avaient garé leurs voitures dans le pré attenant, après ils ont pris leur collation dans le club-house modeste du RCG, au milieu des curieux admiratifs. Le ciel bleu aidant, l’ébullition était palpable, un rugby de kermesse populaire qui renforce un peu plus l’enracinement de l’UBB dans son territoire.

En plus, les entraîneurs bordelais aiment bien découper la saison en tranches, et cette petite villégiature avait tout l’air d’un lancement.

Duels au sommet en perspective

La fin de l’hiver réserve des rendez-vous brûlants contre Castres, Clermont, Toulon, Racing, Toulouse. Cinq duels consécutifs contre des candidats au Top 6. "Oui, le bloc qui s’annonce sera un énorme révélateur pour notre groupe. Nous allons affronter des concurrents directs. Début mars, nous aurons donc une vision un peu plus claire. On saura aussi quelle est notre vraie profondeur d’effectif, puisqu’on va forcément perdre des gars durant la période internationale, il y aura aussi des blessures, des retours. À la sortie de l’hiver, nous aurons une idée de la force de notre groupe. Nous sommes donc très excités et très impatients."

On a senti le pilier international sur les charbons ardents, il n’a plus commencé un match de Top 14 depuis le 16 octobre contre Pau. Il était titulaire contre Leicester le 11 décembre, mais il n’a joué que vingt-sept minutes contre les Scarlets. "Après une blessure aux adducteurs, j’ai eu du mal à revenir. En voulant compenser, j’ai abîmé tout autour, j’ai eu du mal à revenir. Je suis revenu contre Leicester et je me suis reblessé aux adducteurs. Mais cette fois, j’ai bien bossé et depuis deux ou trois semaines, j’ai de bonnes sensations." On l’a vu se dépenser durant l’opposition interne du mardi. Un test assez méconnu du grand public, mais capital pour Christophe Urios et ses adjoints. "L’entraînement que vous avez vu est équivalent physiquement à ce qu’on vit en compétition. On sait qu’on est prêt quand on a fait deux ou trois mardis comme on les fait chez nous. Il y a une séance spécifique aux avants le matin, elle est toujours très heurtée. Et l’après-midi, c’est un match type. Mais revenir de blessure dans une équipe qui tourne, c’est bien plus facile. Je l’ai connu dans l’autre sens, quand j’étais en équipe de France ou blessé et que je revenais dans une équipe qui perdait tous ses matchs. Les dynamiques étaient toutes autres, il n’y avait pas la même motivation. Quand ça tourne, tu retrouves des gens pleins d’entrain et ils te réintègrent plus facilement." Et puis, il y a forcément l’orgueil du compétiteur, en son absence, d’autres ont brillé, les Paiva, les Kaulashvili. Le révélateur, ce sera aussi pour lui.

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