Top 14 - Clermont ne pavoise pas

  • Les Clermontois sont passés à côté de l’événement. Photo Justine Hamon Les Clermontois sont passés à côté de l’événement. Photo Justine Hamon
    Les Clermontois sont passés à côté de l’événement. Photo Justine Hamon
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Quel triste bilan pour les Auvergnats. Un bonus pour l’adversaire et surtout zéro occasion franche.Le genre de soirée instructive… a contrario.

Les Clermontois espéraient bien faire un coup à Bordeaux. Beaucoup de supporteurs girondins craignaient d’ailleurs ce rendez-vous, car le XV de départ des Auvergnats semblait moins amoindri que celui des Bordelais, moins ponctionné par le XV de France en tout cas.
À cette aune, le bilan est maigre. Pas d’essai marqué et même pas d’occasion franche pour les Auvergnats, une situation très rare pour une équipe de ce calibre.
Un fait nous a alertés, l’ASMCA a débuté la partie avec six pénalités contre zéro en sa faveur, difficile de rêver mieux. De cet avantage initial, rien ne sortit, symptôme de la médiocrité de cette équipe. À l’inverse, quand Tomas Lavanini reçut un carton jaune, son équipe encaissa dix points derechef. Un point par minute, sanction impitoyable.
Les Clermontois se sont plutôt montrés avares de mots après ce petit camouflet. Ils avaient tellement peu à défendre. Les Clermontois ont été étouffés, ils n’ont pas enchaîné sur leurs ballons d’attaque, trop de fautes de mains. « Ah bon, on a eu le ballon, vous trouvez ? Je n’ai pas souvent vu beaucoup de possession de notre part… », persiflait Jonno Gibbes. Le manager se plaignait de l’incapacité de son équipe à enchaîner les actions positives. Sans continuité, l’ASMCA a ouvert un boulevard à l’adversaire.

 

Moala muselé


Leur demi d’ouverture irlandais JJ Hanrahan n’est pas encore totalement intégré. Il a joué sans grande personnalité et il a parfois opté pour des coups de pied non annoncés. Ce fut par exemple le point de départ de la remontée de balle de Seuteni qui offrit le premier essai à Lesgourgues. « Oui, vous avez vu, un coup de pied à suivre et zéro chasse derrière… », poursuivit l’entraîneur.Difficile de ne pas imaginer que la blessure de Camille Lopez a pesé lourd dans la balance, celle de Sébastien Bézy peut-être aussi.Quant au surpuissant George Moala, il fut la plupart du temps muselé par la défense adverse, pas une brèche à se mettre sous la dent…
On a senti aussi l’alignement clermontois perturbé, celui de l’UBB bâti autour de l’excellent Petti a pris sur lui un avantage psychologique.
À noter que Christophe Urios a regretté que son équipe n’ait pas d’avantage insisté sur sa supériorité dans les airs, en trouvant deux ou trois touches de plus. Une affirmation qui, en creux, soulignait le désarroi du pack clermontois.
Il y eut bien sûr la question des mauls, théâtre de la supériorité du pack bordelais. L’article de Nicolas Zanardi en page 10 vous explique tous les tenants et les aboutissants techniques de cette bataille. Judicaël Cancorier détaillait : « Je le reconnais, ils nous ont mis très vite en difficulté. Nous n’avons pas été assez réactifs au sol. Ce n’est pas un manque d’envie, mais on a trop vite subi leur pression et on n’a jamais su la renverser. »
Constat amer que son entraîneur a voulu analyser d’un point de vue technique : « La difficulté des ballons portés, c’est le premier impact. Bordeaux était très bien organisé pour résister à notre impact, pour observer ce qui se passait, se resserrer et continuer sa progression. Et nous, nous sommes restés trop statiques. »

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